Enquête : le point sur les interactions entre orques et voiliers
- rwbgrimaud
- 19 sept.
- 2 min de lecture
Les interactions entre les orques et les voiliers ont commencé en 2020 et ont depuis fait l’objet de nombreuses discussions. Loin des récits sensationnalistes, le magazine ActuNautique.com propose une analyse pratique de la situation.
Pourquoi ces interactions ?
Les experts du sujet n'ont pas encore d'explication scientifique unique à ce comportement. Plusieurs hypothèses sont toutefois avancées, dont la plus "crédible" serait celle d'un
apprentissage de la chasse par les jeunes épaulards, le safran du bateau remplaçant le poisson. D'autres théories suggèrent que la raréfaction du thon rouge pourrait pousser les orques à voir les bateaux comme des concurrents, ou que le phénomène pourrait être un simple "jeu de démolition" qui passera de mode avec le temps.
Une autre théorie évoque qu'un spécimen adulte, blessé par un bateau, aurait transmis une certaine méfiance à ses congénères.
Interactions vs. attaques : le point sur la sécurité
L'article insiste interaction et non d'attaque. Les témoignages concordent sur le fait que les orques ne cherchent jamais à blesser ou à tuer les humains, même si les chocs sur les safrans peuvent être violents. Le naufrage sur rupture du tube de jaumière reste un phénomène très rare, et aucun cas d’attaque de personnes sur un radeau de survie n’a été rapporté.
Les conseils à suivre en cas de rencontre
L'article et les experts d'Orcaiberica fournissent des recommandations pour réagir en cas d’interaction :
Ralentir le bateau et déconnecter le pilote automatique.
S’éloigner de la barre pour éviter les blessures.
Garder son sang-froid et rester en contact avec les secours.
Depuis fin 2023, les autorités espagnoles conseillent de quitter au plus vite la zone en mettant les gaz. Sébastien Destremau, navigateur du Vendée Globe, préconise également de faire des zigzags et de jeter du sable ou d'utiliser des feux à main pour les effrayer.
Le point de vue des assureurs
Même si le nombre de sinistres a augmenté, cela n'a pas entraîné de hausse des tarifs des assureurs. Les dommages à la suite d'une rencontre avec des orques sont toujours couverts par les assurances, sous l'appellation "collision avec un objet flottant" ou "heurt avec un OFNI". La société April Marine met d’ailleurs à la disposition de ses clients des fiches de bonnes pratiques pour naviguer dans ces zones.
En conclusion, si la situation reste imprévisible, elle ne doit pas empêcher les plaisanciers de naviguer. Une bonne préparation et le respect des consignes peuvent grandement limiter les dégâts et la peur.
Source de l'article : Enquête : le point sur les attaques d’orques ! par Paul Gury, publié sur ActuNautique.com.



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